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Les maquettes de moulins d'Henri Cros

Le moulin à huile à roue horizontale métallique, le pressoir et tous les accessoires

fonctionnent manuellement

 Le manège à huile avec son petit âne, entrainé par un moteur électrique

Le moulin céréalier complet avec une roue à cuillers en bois, il fonctionne manuellement

Détails d'un céréalier à roue horizontale à cuillers en bois (rodet)

Petit résumé sur le principe du moulin farinier


La meule fixe que l’on appelle meule dormante ou gisante est percée d’un trou étanché par un boîtard juste nécessaire au passage de l’arbre moteur, elle repose sur l’enchevêtrure en bois.


Au dessus d’elle se trouve la meule dite tournante ou courante, percée d’un trou plus grand, l’œillard dans lequel est fixée l’anille qui solidarise la meule à l’arbre moteur.


Ces meules sont entourées de l’archure en bois démontable qui possède une gouttière par laquelle tombera dans un coffre la farine brute, la mouture.


L’eau de la retenue ou du canal d’amenée  (bief) est amenée sur les cuillers de la roue horizontale (dans le cas présenté) ou bien sur les aubes d’une roue verticale par un coursier obstrué par une vanne ouvrière manœuvrée manuellement.


La roue à cuillers est montée sur l’arbre moteur possédant à sa base une pièce en acier,

le pivot, celui-ci est engagé dans une pièce d’usure souvent en bronze, la crapaudine

qui est fixée sur la pontille, partie articulée de la trempure.


Avant l’ouverture de la vanne, les meules doivent êtres séparées pour faciliter la mise en rotation et éviter ainsi une usure inutile, l’échauffement ou une étincelle, pouvant causer un incendie.*

 

Les céréales une fois triées, nettoyées et séchées par ventilation (tarare) sont versées dans la trémie qui repose sur le trémillon, ils amènent le croisillon (parfois un bouchon) de la clochette vers le fond de la trémie en le recouvrant.


Les graines sont alors guidées vers les meules par un auget ou sabot solidaire du cabalet,

celui-ci entrant en contact avec le frayon ou babillard, vibre et fait avancer les grains

qui tombent dans l’œillard au travers de la jupe du couverseau qui coiffe l’archure.


Ces grains passent donc ensuite entre les meules tournant au moins à 60 tr/min soit 1 tour par seconde où ils sont broyés puis expulsés vers la périphérie par la force centrifuge ainsi que par les rainures pratiquées sur les meules et sortent en mouture par la gouttière de l’archure.


L’écartement entre les meules permet de produire une mouture plus ou moins fine, le meunier, en professionnel, estime la finesse au toucher, le réglage se fait par le soulèvement de l’arbre moteur qui est solidaire de la tournante, en manœuvrant le volant de la trempure.


Lorsque la quantité de céréales dans la trémie est insuffisante, le croisillon ou bouchon de la clochette est libéré amenant le support de cette dernière au contact du babillard, ce qui la fait tinter avertissant le meunier souvent occupé à d’autres tâches ; il lui faut alors remettre du grain ou arrêter le moulin.*


La mouture est ensuite laissée en dormance quelques jours pour sécher puis on la passe au blutoir (tamis rotatif) pour la tamiser et séparer le son.


Nous avons vu plus tôt comment on rhabillait les meules usées, on en profitait pour contrôler la roue, remise en état si besoin, parfois les cuillers sont cassées, il faut les remplacer, le moulin révisé peut alors reprendre sa saison de mouture au rythme des besoins.


Après les travaux, la mouture du premier sac de grain passé au farinier servait à nettoyer les meules et était réservée aux animaux à cause des débris minéraux qu’elle contenait, mais il arrivait parfois qu’un meunier peu scrupuleux ne respectait pas ce principe de base.


Pour la petite histoire, les meuniers avaient une réputation de tricheurs, un proverbe disait

<<Tu peux changer de meunier, tu ne changeras pas de voleur>>.


On dit aussi que les meunières étaient jolies, ce doit être vrai à en croire les chansons anciennes, les moulins ont souvent été source d’inspiration pour des chansons d’amour:   Le moulin qui jase,   Les moulins de mon cœur,   Moulin rouge,   L’hiver il pleut à verse,   Midi au moulin,   La belle meunière,   Le moulin de maître Jean,   etc.

Rodet en PVC, premiers essais de mise en eau, première présentation au public, a été amélioré depuis

                                             Il tourne très bien, eau en circuit fermé

                Vidéo dans laquelle on peut voir le phénomène d'effet stroboscopique


L'ensemble meule tournante, axe vertical et roue à cuillers est solidaire, donc tourne à la même vitesse, hors on a l'impression que les cuillers tournent à contre-sens.

                  La roue à cuillers, la vanne, le rouet et la lanterne, fonctionne manuellemnt

Le rouet et la lanterne en bois, ancètres de l'engrenage.

Sont toujours présents dans les moulins à roue verticale (roue à aubes par exemple)

et les moulins à vent à pales verticales.

Indispensables pour transformer le mouvement rotatif horizontal en mouvement vertical.

Dans le cas ci-contre, on transforme le mouvement vertical en mouvement horizontal, pour entrainer un tour par exemple.

                                    La noria et la pompe à chapelet fonctionnent manuellement

Vidéo sur la pompe à chapelet

 

Il m'a fallu de la persévérance pour arriver à la mettre au point, en effet, le chapelet n'est pas suffisamment lourd pour se maintenir en place, une poulie en fond de puits, comme il en existe sur certaines pompes a permis de régler le problème.

 

Les enfants font la queue pour pouvoir la manœuvrer et nombreux sont les "petits tricheurs" qui se replacent dans la file, ça nous amuse beaucoup de les voir faire.

 

Les anciens sont aussi amusés, surtout ceux qui les ont utilisées sans trop en connaître le principe.

Des planches explicatives accompagnent certaines réalisations

Joli moulin landais